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Vie de Famille – épisode 4.

Pour ce mois de Juillet, je voulais te partager le portrait d’une personne que j’aime beaucoup. Que j’aime tout court même, puisqu’il s’agit d’un membre de ma famille.

C’est avec Greg que j’ai discuté pendant plus d’une heure de son histoire que je connaissais déjà, mais seulement dans les « grandes lignes ».

Aujourd’hui, je te propose de te parler de liens du cœur, d’amour et d’adoption. Car oui, Greg a été adopté. Tu es pret.e à découvrir son histoire?! C’est parti!

Greg,

Je te fais un portrait rapide avant de tout te raconter en détail. Greg a 36 ans, il est restaurateur, habite en Auvergne et vit depuis 2018 une histoire d’amour avec Laurène. Il ont aujourd’hui un petit garçon de deux mois qui s’appelle Auguste.

Greg a grandi avec sa sœur Elodie, qui a 35 ans, et ses parents. Sauf qu’au début, ce n’était pas encore ses parents.

Lorsqu’il nait, Greg a déjà 12 frères et sœurs, de la même maman mais de plusieurs papas différents. Sa maman s’appelle Madeleine. Elle donne ensuite naissance à Elodie, la petite sœur de Greg, avec qui il partage le même papa, sans savoir qui c’est.

Greg, et sa sœur Elodie

Greg vit avec sa maman et sœur jusqu’à ses 18 mois, puis il est placé dans une famille d’accueil. Ca veut dire que sa maman n’était pas capable de s’occuper d’eux, et un jugement devant un tribunal a décidé que d’autres adultes devaient s’occuper d’eux et les faire grandir. Lorsque cela arrive, les enfants peuvent être placés en foyer, avec de nombreux enfants et adultes encadrants, ou en famille d’accueil. Une famille qui accueille des enfants et qui les élèvent alors que ce ne sont pas LEURS enfants.

C’est ce qui se passe pour Greg et Elodie. Lorsqu’ils s’installent chez Guy et Chantal, Greg a 18 mois. Ils les appellent Tonton et tata. Il grandit, va à l’école, a plein de copains. Certains savaient qu’il vivait en famille d’accueil, d’autres non. Dans tous les cas, Greg ne se souvient pas de moqueries ou de moments de méchanceté, et il grandit, en pleine forme.

Greg,

J’ai envie de tout savoir sur cette première période de sa vie. Je lui pose pleins de questions, mais Greg n’a pas beaucoup de souvenirs de ses 10 premières années de vie. Comme si ça n’avait pas été important, ce qui s’était passé AVANT.

Il me raconte ce dont il se souvient. Durant ses 3 premières années de vie, Greg voit sa maman, Madeleine, de temps en temps. Elle vient « à la maison », là où vit Greg et sa sœur, chez Guy et Chantal. Greg se souvient que dans ces moments là, il jouait avec son camion de pompier, et que sa maman le regardait, sans trop parler, sans jouer avec lui. Dans l’album de famille, il y a une photo de Madeleine avec Greg et Elodie, dans la cuisine de Chantal et Guy. Il n’y a rien de caché, rien qu’on ne peut pas dire, c’est la femme qui l’a mis au monde et qui n’a pas été capable de l’élever. Voilà.

De son papa biologique, Greg ne sait rien. Et cela ne le dérange pas.

Greg, au centre, avec sa sœur à droite et Guy, au fond.

J’ai demandé à Greg s’il en voulait à sa maman. Il répond non, sans hésiter. Il la remercie d’avoir permis à ses parents de devenirs ses parents. De renoncer à son autorité parentale, qu’on lui avait déjà restreint en lui enlevant la garde de ses enfants, cela leur a permis d’être « adoptables ».

En 1990 (à peu près, car comme je te le disais, Greg n’a pas vraiment de souvenirs précis de cette période), Chantal et Guy commencent une procédure d’adoption. Pour qu’ils deviennent leurs parents. Leurs vrais parents. Une assistante sociale venait régulièrement rendre visite aux enfants, et avec Chantal et Guy, la question est posée à Elodie et Greg : est-ce qu’ils souhaitent devenir les enfants de Chantal et Guy. Ils répondent oui tous les deux. Mais pour Greg, dans son cœur, c’est déjà le cas. Ce sont déjà ses parents, même si ce n’est pas « officiellement » le cas.

La procédure d’adoption dure longtemps (environ 5 ans), et le 24 mai 1995, le jugement est rendu : Greg a un papa, et une maman. Je ne sais pas si tu te rends bien compte de ce que cela veut dire, j’ai eu du mal aussi à imaginer ce qu’on pouvait ressentir dans un tel moment. Greg avait une sœur, depuis toujours, et à l’âge de 10 ans, il avait un papa et une maman. Deux personnes qu’il a appelé pendant presque 10 ans Tonton et Tata.

Greg avec son pochoir à gâteau préféré, eu dans une boite de céréales. C’était très à la mode dans les année 90.

Lorsque j’imagine ce moment de la vie de Greg, je me dis que ça a dû être incroyable. Dans le sens où ça n’arrive pas tous les jours une telle histoire, et que d’un coup, tout a changé. Il vivait déjà « en famille » chez Chantal et Guy. Mais Greg s’appelait Greg Tixier. Et BIM, du jour au lendemain, il change de nom. Il s’appellerait maintenant Greg Faverdin. Tu imagines changer de nom demain? Greg dit que « ça fait tout drôle ». Il appelait Chantal et Guy Tonton et Tata, et BIM, du jour au lendemain, ils les appellent Papa et Maman.

Il est donc arrivé à l’école le 25 mai 1995, le directeur avait réunit toute l’école, et a expliqué aux enfants que Greg et Elodie allaient changer de nom de famille puisqu’ils avaient été adoptés. Le directeur a aussi expliqué aux enfants ce qu’est l’adoption.

Greg, à droite et sa soeur, à gauche.

Comment tu définirais l’adoption toi? J’ai demandé à Adrien, mon fils de 7 ans, et voilà ce qu’il a répondu. « Y’a quelqu’un qui est abandonné par ses parents ou alors ses parents sont morts et y’a d’autres parents qui le prenne ». Le directeur d’école a définit l’adoption comme ça : « une famille avec deux adultes qui deviennent papa et maman en accueillant des enfants qui ne sont pas sortis de leur ventre. »

A ce moment là, Greg ressent énormément de fierté. C’est le premier mot que Greg utilise lorsque je lui pose la question. Il a lui aussi un papa et une maman, comme tous ses copains. Et d’un coup, il change de vocabulaire. Des mots qu’il n’avait pas prononcé depuis qu’il était né, il peut enfin les dire : « papa ». « maman ». Même si son cœur le savait déjà, sa bouche ne pouvait pas le dire. Maintenant, ça y est, il est une famille avec Elodie, Chantal et Guy.

Pour Chantal et Guy aussi, c’est un moment rempli d’émotions. Ils n’ont pas réussit à avoir d’enfant de façon biologique (ça veut dira avoir un bébé dans son ventre). Ca y est, maintenant, ce sont enfin LEURS bébés, leurs enfants. Chantal est mère. Depuis le début, elle les a aimé comme ses enfants, mais il n’y avait aucune confusion, Madeleine était toujours leur mère, avec Guy ils étaient Tonton et Tata, sans aucun doute, même si leurs cœurs à tous les 4 ressentait plus que ça.

Greg, déguisé par Chantal, pour la fête de l’école.

J’ai demandé à Greg s’il avait des souvenirs de situations particulières liées à ses 10 premières années de vie, avant d’être officiellement adopté. Par exemple, pour la fête des mères et fêtes des Pères, qu’il n’avait pas. Faisait-il des cadeaux à l’école? Et si oui, à qui les offrait-il? Greg n’a aucun souvenir. Il appelle sa sœur au téléphone. Elle non plus. Il appelle ses parents. Oui, sa maman se souvient, il faisait des cadeaux pour la fête des pères et des mères, qu’il offrait à Chantal et Guy, mais avec « Tata » et « Tonton » à la place des mots papa et maman.

Greg, au téléphone avec sa maman, durant notre échange. Adrien, mon fils, était là et lui aussi a donné sa définition de l’adoption.

J’ai également demandé à Greg s’il sentait qu’il avait une relation particulière avec sa sœur. La réponse est non. Ils s’aiment profondément, ils sont proches, mais à aucun moment ils se sont dit qu’ils étaient deux contre le reste du monde. Ils ont une relation qui ressemble à celle de nombreux autres frères et sœur, sans que cela soit plus, ou moins.

Greg au centre, avec sa sœur Elodie, tout à gauche.

Et pour ce qui est de ses autres frères et sœurs, dont certains dont il ne connait même pas le prénom et ne les a jamais vu, ça n’est pas important pour lui. Sa vie, ce sont ses parents, et sa sœur. Il y a bien Salima, une de ses demi-sœur, qu’il voit de temps en temps, un peu comme une cousine éloignée, mais c’est tout.

Durant notre échange, je me pose quand même la question. Cela doit être un vrai chamboulement pour un enfant de vivre un tel début de vie. Greg, lui, a vécu et vit ça de façon sereine. Vraiment. Pour lui, et c’est encore le cas aujourd’hui, la vie est devant. Il n’a pas besoin de réponses, de savoir qui était son père biologique, qui sont tous ses autres frères et sœurs, il n’a pas ressenti le besoin d’aller voir un psychologue pour l’aider à grandir avec son histoire. C’est comme ça. Et ça n’empêche pas Greg de s’épanouir et prendre son indépendance.

Photo de Sydney prise par Greg lorsqu’il vivait en Australie.

Il a 20 ans, nous sommes en 2005. Après deux diplômes dans l’hôtellerie et la restauration (donc le travail dans les hôtels et les restaurants), Greg prend le large. Pendant 10 ans, il va être saisonnier (il travaille dans des lieux touristiques, durant les quelques mois où il y a beaucoup de monde, il y a plus de travail que le reste de l’année, comme dans les stations de ski l’hiver par exemple), et va vivre dans de nombreux endroits : à Paris, en Australie, en Inde, à Courchevel, à Monaco, à Londres… Greg a envie de découvertes, d’expériences. Il a envie de réussir, de se tromper aussi, d’être indépendant et libre de faire ses choix. Ses parents ne lui en veulent pas de partir si loin, si longtemps. Il peut du coup être vraiment lui, sans étiquette (une étiquette, c’est une façon de dire que lorsque tu es dans un endroit où on te connait, on s’imagine quelque chose de toi et il est difficile de changer ce que les gens pensent de toi. Loin de chez lui, cela n’avait aucune importance).

Lorsque je demande à Greg de me décrire cette période de 10 ans en un seul mot, il dit « expérimenter ». Il a donc fait ses propres choix, bons ou mauvais, et à un moment, il a eu envie de rentrer.

Nous sommes en 2015, Greg retourne en Auvergne et achète un restaurant. C’est un restaurant ouvert seulement le midi, ce qui lui permet de beaucoup travailler, mais d’avoir un rythme de vie agréable, puisque ses journées de travail se finissent tôt (vers 16h30, mais il commence avant 6h du matin…).

Greg, lors d’une course de trail, du footing en pleine montagne.

Il retrouve ses copains, s’en fait de nouveaux, fait beaucoup de sport, et en 2018, rencontre Laurène. Elle lui a plu tout de suite. Elle est tout juste divorcée et n’a pas d’enfant. Ils vont se découvrir et s’aimer.

Greg et Laurene

Greg a toujours voulu être père, avoir une famille. Même si ce n’était pas forcément le désir d’être père biologique, mais surtout d’être là pour un enfant. Pour lui, « l’amour de quelqu’un qui est là dans le quotidien d’un enfant est la seule chose qui compte ». Même si biologiquement, ce n’est pas le tien. Avant de rencontrer Laurène, Greg avait un peu peur de s’engager, c’est à dire de construire une relation qui dure longtemps avec quelqu’un, d’avoir des enfants, de s’installer dans la même maison… Avec Laurène, Greg n’a plus eu peur de tout ça.

Greg prêt pour un nouveau chapitre de sa vie avec Laurène!

En septembre 2020, il apprend qu’il va devenir papa. Il est hyper heureux, et il n’a pas peur. Pour lui, c’est une vraie chance, un vrai cadeau de la vie de pouvoir avoir un enfant. Il dit qu’il aime les contrepieds de la vie : il a commencé sa vie sans tout avoir entre les mains, il y avait une instabilité , et la vie lui offre d’autres possibilités et se transforme en quelque chose de merveilleux à construire, comme d’avoir à son tour une famille.

Greg, en sortant de la maternité, avec Auguste.

Le 25 mai, il devient père. Au moment de partir à la maternité il dit « j’ai rendez-vous avec la vie ». Cette phrase restera le moment clé du basculement entre un avant et un après. Auguste né. Le mois de mai est décidément un mois symbolique (important donc) pour Greg. Il a été adopté un 24 mai et devient père un 25 mai.

Greg me raconte l’histoire de ce prénom. Guy, son papa, s’appelle Guy Auguste Faverdin. Guy était le dernier Faverdin de sa famille, et n’ayant pas eu d’enfants jusqu’au moment de l’adoption, il n’y aurait plus eu de Faverdin après sa mort. Puis Greg est devenu son fils. Le nom allait donc rester « vivant ». Greg et Laurène ne savaient pas si leur enfant allait être une fille ou un garçon. Mais si c’était un garçon, il s’appellerait Auguste. Un clin d’œil à son papa, après Guy Auguste Faverdin, Auguste Faverdin naissait.

Après l’euphorie de la naissance passée, Greg a une grosse pensée pour ses parents, eux qui n’ont jamais eu la chance de porter dans leurs bras un tout petit bébé si important pour eux. C’est avec une immense émotion qu’a eu lieu la rencontre. Greg me raconte qu’il a vraiment le sentiment de faire un cadeau à ses parents. Chantal ne ressent pas de douleur, et est pleine de gratitude de pouvoir vivre un tel moment. Depuis le temps qu’elle attendait d’être grand-mère! ; )

La famille de Greg aujourd’hui.

Greg me confirme qu’Auguste saura tout de son histoire familiale, histoire singulière qu’il a bien voulu partager avec moi, comme un cadeau. Pour conclure, il me dira qu’il a une confiance aveugle dans la vie. Qu’il avait très envie d’être père et que cela aurait été difficile de ne pas avoir d’enfants. Mais que les chemins de la parentalité sont nombreux et diverses (cela veut dire que l’on peut devenir papa de pleins de façon différentes!), et qu’il ne faut pas avoir peur. Si on a trop peur dans la vie, on ne fait rien.

Greg, Laurène, et Auguste.

J’espère que ce nouvel épisode de Vies de famille t’aura plu, qu’il t’auras ouvert les yeux sur des choses que tu ne connaissais pas, qu’il t’aura donné envie d’en savoir plus sur l’adoption, sur le travail saisonnier, sur celui de restaurateur, sur les familles d’accueil…

Je te souhaite un très bon mois d’Aout, avec un peu plus de soleil qu’en Juillet, et la poursuite de supers vacances!

Lucie.

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Qu’est-ce que tu fais pour les vacances?!

Moi je n’ai pas changé d’adreeeesse…

Bon, tu ne connais probablement pas cette chansonnette, mais demande à tes parents, ils pourront probablement t’en chanter le refrain!

L’idée en cette fin de mois de juin n’est pas de te parler de chanson, mais plutôt de vacances! Car oui, elles arrivent! D’ici quelques jours, pendant huit semaines, tu n’auras pas d’école, de devoirs, de poésie à apprendre ou de formules mathématiques à retenir.

Juste le plaisir d’être en vacances.

Mais, au fait, c’est quoi les vacances? Est-ce que tout le monde en a? Et comment on s’occupe durant ces périodes de « pause »?

J’avais envie de te montrer un peu comment les vacances sont arrivées en France (et oui, nous n’en avons pas toujours eu!), et surtout la façon dont les français, et principalement les enfants, profitent de leur vacances.

C’est parti!!

Le jeu de CETTE famille en vacances!

Comme à chaque fois ou presque, je te propose de commencer par une définition. Oui, c’est toujours bien de savoir de quoi on parle, avant de parler!

Les vacances sont donc une période d’arrêt légal de travail dans les écoles, les université, fixées selon un calendrier. Et pour les personnes qui travaillent, les vacances sont également une période légale d’arrêt de travail, un période de congés pour les personnes en activité.

En gros, c’est un moment où on ne travaille plus, on « déconnecte » comme on dit, on s’évade, on pense moins à l’organisation du quotidien, on se repose, on fait des choses nouvelles… Mais tout en continuant à être payé par son employeur (la personne, l’entreprise, l’association… qui nous donne du travail).

On commence par un peu d’histoire?! Ne t’inquiète pas, rien d’ennuyeux, c’est promis! : ) Et puis l’Histoire, c’est souvent ce qui nous permet de comprendre ce qui se passe dans le monde actuel.

Il y a encore 100 ans, les français qui travaillaient (donc presque tout le monde!) n’avaient pas de vacances. Pour les enfants, avant le 20eme siècle (donc il y a un peu plus de 100 ans…), pour ceux qui allaient à l’école (Aujourd’hui l’école est obligatoire mais ce n’était pas le cas à cette époque.), les vacances scolaires avaient lieu durant les fêtes chrétiennes (Noel, Pâques), et durant la moisson et les vendanges : les périodes de récoltes dans les champs et les vignes. Et ces vacances n’étaient donc pas les mêmes pour tous, en fonction de la région et de la météo, qui déterminent de la période de récolte.

Revenons sur quelques dates importantes dans l’histoire des vacances!

petits écoliers il y a 139 ans

En 1882 (il y a 139 ans), la loi Ferry rend l’école laïque (ce qui veut dire qu’elle ne dépend pas de la religion catholique), publique (ce qui veut dire qu’elle est gratuite) et obligatoire (tu dois donc y aller chaque jour!). Cela va prendre encore quelques années pour que tous les enfants de France aillent à l’école, mais c’est un vrai changement dans le quotidien des enfants en France!

Les premiers vacances des français!

En 1936, les français qui travaillent ont leurs premiers congés payés. Donc leurs premières vacances payées par leur employeur. Les français ont le droit à 12 jours par année travaillée. Ca ne fait pas beaucoup, et pourtant, au départ, les français ont du mal à s’imaginer passer plusieurs jours d’affilé à ne pas travailler. Ne t’inquiète pas, ils vont vite s’habituer, et c’est le début de l’idée de loisirs : prendre du temps pour soi, pour ce qu’on aime, en dehors du temps de travail.

En 1938, le ministre Jean Zay déclare dans une note officielle que « les vacances des enfants doivent être mise en harmonie avec les congés payés des parents ». Ca veut dire qu’il souhaite que les vacances aient lieu en même temps pour tout le monde. Les dates des vacances qui sont fixées à ce moment-là sont presque les mêmes que celles que tu connais aujourd’hui (mais tu en a plus!!) : deux jours à la Toussaint, dix jours pour Noel et le jour du réveillon, un jour pour mardi-gras (on ne l’a plus celui-là!), quinze jours pour Pâques, le lundi de Pentecôte et des vacances d’été.

Les affiches qui poussent les français à partir en vacances en 1956

En 1956, les français ont une troisième semaine de congés payés par an. Nous sommes quelques années après la fin de la première guerre mondiale, dans une période qu’on appelle les 30 glorieuses. Une période où les français vont radicalement changer leur habitudes de vie quotidienne : les maisons sont plus modernes, avec un lave-vaisselle, un aspirateur, mais aussi une voiture, la télévision… Et des vacances!

Les routes des vacances en 1969.

En 1969, Allez hop, une quatrième semaine de congés payés par an! Les français consacrent de plus en plus de temps et d’argent aux loisirs, et donc aux vacances.

Nous sommes toujours durant les 30 glorieuses, et c’est un moment ou l’ensemble du pays et de l’Europe se modernise. Le train, l’avion, les voitures rendent les déplacements plus faciles. Les vacances à l’étranger commencent à prendre leur essor (ça veut dire qu’elles sont de plus en plus courantes).

En 1972, après les jeux olympiques d’hiver de Grenoble (en France donc), les vacances d’hiver se démocratisent et deviennent une véritable institution. Mais uniquement pour une partie des français. Ce sont des vacances très chères que peu de français peuvent s’offrir, surtout chaque année.

Les vacances au camping dans les années 80.

Dans les année 1980, et il n’y en aura plus d’autres auprès ça, mais les français ont maintenant le droit à 5 semaines de congés payés par an, 5 semaines de vacances!

Et du coup, aujourd’hui?!

Depuis 20 ans, les vacances ont beaucoup changé! On peut maintenant partir juste à côté ou au bout du monde, on peut partir en camping, en van ou camping-car, pour une semaine, pour plusieurs mois. On peut partir en avion, en train, en voiture, en bateau ou même en vélo! On peut partir avec des amis, en famille, et même seul.e.

On peut partir enfant sans ses parents, en allant chez chez ses grands-parents, en colonie de vacances, en camp scout…

On peut dormir dans un hôtel, on peut dormir chez l’habitant, qu’il soit là ou non (donc dormir chez quelqu’un qui nous loue son habitat pendant une ou quelques nuits). On peut dormir dans des cabanes dans les arbres, sur une péniche, dans sa voiture ou dans une chambre tout confort.

Les possibilités sont infinies et même si depuis l’année dernière, nous avons été contraint de repenser nos temps de loisirs et de vacances, celles-ci restent un moment très important pour tous les français, qu’ils partent de chez eux ou non, qu’ils soient enfants ou non, qu’ils soient en famille ou non…

En 1800 (il y a donc plus de 200 ans), un texte officiel annonce la suppression des vacances pour les écoliers. Seuls les élèves qui se seront bien conduits auront la permission d’aller en vacances, et seulement une année sur deux.

La France est le premier pays visité au monde. Ca veut dire que c’est en France que le plus de gens viennent du monde entier pour (re)découvrir ce pays. D’ailleurs, pour 56% des français qui vont partir en vacances cet été, la meilleure destination est… La France! Viennent ensuite l’Espagne et l’Italie. Dans tous les cas, les vacances préférées des français durant l’été ont lieu au bord de l’eau.

En 2016, il a été calculé qu’une journée de vacances coûtait pour une famille environ 100€.

En 2019, les familles françaises prévoyaient de dépenser 2000 euros environ pour leur vacances d’été. Les français économisent souvent durant toute l’année pour pouvoir profiter des meilleures vacances possibles! Qui sont bien sûr différentes en fonction de ce que chacun aime.

On mange plus lorsqu’on est en vacances! Entre les apéros, les glaces, les barbecues…, nous consommons 1279 calories de plus qu’en temps normal. Pour te donner une idée, une glace c’est environ 200 calories.

Environ 30 millions de français partent en vacances d’été chaque année, soit près de 60% du pays (nous sommes environ 67 millions). Et chaque année, 4 français sur 10 ne partent pas en vacances, principalement à cause du budget que cela représente. Et depuis 35 ans, ce chiffre reste stable. Il n’y a pas plus de français qui partent en vacances aujourd’hui qu’il y a 35 ans.

Quand rien n’est prévu, tout est possible.

C’est Antoine de Saint-Exupéry qui a écrit cette phrase, que je trouve très juste pour parler de vacances. Un moment où on peut se défaire du quotidien, où il y a moins d’horaires, moins de choses programmées, plus de place au temps présent, et qui permet des journées toutes différentes et pleines de petites ou grandes surprises.

Tu fais quoi toi, pendant tes vacances?! En fonction de ton programme, et de ton âge ( les parents, ce message vous est adressés, vous seuls savez et pouvez décider ce que votre enfant peut ou non lire ou regarder), je te propose ici quelques moments de bonheur à partager!

Ps : évidemment, il y a bien d’autres moyens de s’occuper pendant les vacances, mais je suis sûre que de ce coté là, tes parents et proches t’on concocté un super programme!

Si tu pars en famille avec tes parents, c’est le moment de lire les vacances du petit Nicolas. Une histoire géniale qui te plaira à coup sûr.

Si tu pars en colonie de vacances, c’est le moment de regarder Nos jours heureux. Un film absolument génial qui nous faisait beaucoup rire avec mes frères et sœur.

Si tu pars dans un club vacances (et que tu as l’âge pour regarder ce film), c’est le moment de regarder les Bronzés. Un film drôle sur des copains qui partent en vacances au Club Med, les vacances à la mode il y a une trentaine d’année.

Si tu pars en van, tu peux regarder Little miss Sunshine. Un film plein de poésie. Un voyage de quelques jours à travers les Etats-Unis à la poursuite du rêve d’une enfant de 7 ans. Une histoire de famille, de voyage, de rêves à poursuivre.

Pour la suite de l’été!

J’espère que cette édition de Juin t’aura plu, que tu auras appris deux trois trucs, et que cela t’aura mis dans l’ambiance des vacances qui arrivent la semaine prochaine! Durant ces longues vacances, je continuerais les propositions d’évasion, de découverte, et même certainement des défis à réaliser, pour t’accompagner tout l’été!

Je te souhaite de te créer une multitude de souvenirs, et un très bel été!

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C’est quoi un jeu de société?

Pour ce mois d’avril, pas d’épisode de Vies de Famille (si tu es déçu.e, sache que c’est un mois sur deux…pour le moment en tous cas), mais l’occasion d’en savoir plus sur l’histoire des jeux de société!

Pourquoi te parler de ça? Parce que l’histoire de BALA jeux a commencé en te proposant de réaliser ton propre jeu de sept familles.

Une partie de cartes avec BALA jeux.

Depuis, de nouveaux produits sont venus agrémenter la boutique, mais le jeu de CETTE famille, puisque c’est comme ça que je l’ai appelé, reste votre produit préféré.

Du coup, je me suis dit que ça serait sympa de te parler un peu des jeux de société. Car oui, le jeu de 7 familles en est un. Et je trouve qu’on devrait plus souvent s’intéresser à l’origine des choses, cela nous permet de pouvoir conserver ce qu’il y a de bon, et faire évoluer ce qui a besoin de l’être.

Ne t’inquiète pas, ça ne sera ni trop long, ni barbant, mais avec des anecdotes et des infos sympas. Et un défi trop cool t’attend en plus à la fin du journal!

Pour tout savoir!

Tu l’as peut-être remarqué, mais souvent, je commence à te parler d’un sujet en te donnant une définition. Comment tu définirais toi un jeu de société? Haha! Pas facile, hein?

On définit un jeu de société comme : une activité de loisir soumise à des règles qui définissent les moyens, les contraintes et les objectifs à atteindre au cours de la partie. La finalité de cette activité est le divertissement que les participants en retirent en essayant de remporter la partie.

Bon, pas hyper simple à comprendre cette phrase non?

En gros, un jeu de société est une activité pour laquelle on est au moins deux et où l’objectif est de gagner, en respectant des règles. En, revanche, le sport ne rentre pas dans cette catégorie, puisque souvent les jeux de société ne demandent pas d’effort physique.

On peut donc dire que les jeux de société sont des jeux avec :

  • des règles, plus ou moins difficiles à comprendre et à retenir.
  • Au moins deux personnes qui jouent, mais cela peut être plus en fonction des jeux.
  • Un support qui permet de jouer : des cartes, un dé, ou même juste une feuille et un stylo.
En pleine partie de cartes!

Les jeux de société peuvent être très différents les uns des autres. Par exemple, si je pense aux jeux que tu dois probablement connaitre, le jeu de Uno n’a rien à voir avec le jeu de dames ou encore le jeu du mille bornes!

Mais alors, du coup, comment on peut connaitre tous les jeux qui existent?!

Alors on peut les ranger par catégories. Soit par le type de mécanismes, au niveau des règles du jeu utilisées, soit par rapport au support utilisé. Je te fais une petite liste non exhaustive (ça veut dire qu’il n’y a surement pas tout…) des types de jeux qu’on peut retrouver aujourd’hui dans le monde :

Les jeux de hasard, les jeux tactiques, le jeux de stratégie, les jeux d’adresse, les jeux de mémoire, les jeux de connaissance et de culture, les jeux de bluff (tu essaie de tromper ton adversaire, comme le poker par exemple), les jeux d’échanges et de commerce, les jeux de reflexe et de rapidité, les jeux de réflexion, d’observation, ou encore les jeux coopératifs.

Parfois, des jeux peuvent être au croisement de plusieurs catégories. Par exemple, le jeu d’échec, très connu, est un jeu de stratégie, d’observation et un jeu de rapidité.

Une partie d’échec

Souvent, les jeux sont également vendus avec du matériel, utile pour y jouer : Des dés, des pions, des jetons, des faux billets, un plateau de jeu, des pistes de score, des cartes ou encore des sabliers.

Tu imagines bien qu’avec toutes ces options, il existe une multitude de jeux différents! Il est difficile de savoir combien de jeux de société existent actuellement dans le monde, mais nous savons que les jeux les plus vendus sont le jeu du Monopoly – 250 millions de jeux vendus, et le jeu de scrabble – 150 millions de jeux vendus.

Début de partie (qui peut être longue…) de Monopoly!
Pour tout comprendre!

Les jeux de société existent depuis plus de 5000 ans, en gros, depuis que l’humanité telle qu’on l’a connait existe. En revanche, il est impossible de donner une date exacte de l’apparition des jeux de société. Ils ont évolué au fil du temps, au début en Amérique du Sud (là où il y a aujourd’hui le Brésil, l’Argentine…), l’Asie (la Chine, l’Inde…) et autour de la méditerranée (l’Egypte et la Grèce par exemple).

Les premières traces d’un jeu de société ont été retrouvées en Egypte, avec le Mehen, un jeu qui ressemble un peu au jeu de l’oie, mais avec des lions et des billes. Des spécialiste qui savent donner un âge aux objets retrouvés estiment que ce jeu de Mehen existait déjà en Egypte vers 2600 avant Jésus Christ, soit il y a 4621 ans! Avec à peu près le même âge, en Chine ont été retrouvé des traces d’un jeu encore très connu aujourd’hui, le jeu de Go!

Tu imagines?! On joue encore dans le monde à un jeu vieux de presque 5000 ans! Le créateur de ce jeu serait un empereur chinois, qui pensait que celui-ci (le jeu, pas l’empereur) était le reflet de l’intelligence de l’homme sur terre.

Jeu de GO

Quelques centaines d’années plus tard, on commence aussi à jouer en Europe à des tournois de toupies. Je ne sais pas si tu joues avec des beyblades, mais si c’est le cas, tu joues avec un jeu inventé il y a 4300 ans! C’est fou, non?

A peu près au même moment, apparait un truc génial, que tu utilises encore aujourd’hui, le dé! Il est fabriqué en os. C’est à partir de ce moment là que les jeux de société se développent, et sont joués par de plus en plus de gens partout dans le monde. On se sert de dés pour développer des jeux d’argent et de paris, surtout en Grèce, puis dans l’empire romain et perse (tu n’as peut-être pas encore entendu parlé de ces époques, mais c’étaient les régions les plus grandes et les plus puissantes du monde, pendant plusieurs siècles!).

Et ces jeux de dés se sont développés partout dans le monde, car les soldats adoraient y jouer, et comme tu le sais peut-être, ces soldats parcouraient tout le monde connu pour aller faire la guerre, ils voyageaient donc beaucoup, faisant ainsi connaitre leurs habitudes, et notamment les jeux.

Dés en os.

Durant cette période un peu avant Jésus Christ, soit il y a plus de 2000 ans, apparait le jeu d’échec. C’est encore un des jeux les plus connus dans le monde. A l’époque, il s’appelle le Chaturanga. Les spécialistes pensent qu’il a été inventé en Inde, et le but du jeu était le même qu’aujourd’hui, faire tomber le roi ennemi. Avec les mouvements des commerçants et des soldats, le jeu d’échec va se développer jusqu’en Europe, et même en Scandinavie, tout au nord de l’Europe, là où ce jeu est encore très célèbre aujourd’hui!! Pour te dire, aujourd’hui, les enfants apprennent à y jouer dès la maternelle!

Moi, personnellement, ça me fascine de voir que les jeux auxquels nous jouons aujourd’hui étaient les mêmes ou presque il y a des milliers d’années!!

Partie d’échec au Moyen-âge

Si on résume tout ça, on peut donc dire que les jeux de société existent depuis la nuit des temps comme on dit! Mais au Moyen-âge, à l’époque des chevaliers, les gens joueront moins, car la religion et les rois vont interdire ces jeux. Ils se justifient à cette époque là, en disant qu’il ne fallait pas perdre de temps à s’amuser, mais plutôt s’entrainer à savoir se servir des armes. Le seul jeu auquel on peut jouer est le jeu d’échec, pouvant dans l’idée se rapprocher des techniques de guerre. Les jeux de cartes sont aussi autorisés. C’est grâce à ça que les jeux de cartes deviennent très populaires (connus et aimés), puisque les autres jeux sont interdits.

Après le moyen-âge, au moment de la période de la renaissance, les jeux de société redeviennent à la mode, et on commence à officialiser des règles du jeu : le jeu de l’oie, jeu de GO, le poker… Ces règles sont fixées à cette époque et sont encore les même aujourd’hui. Les siècles passent et les jeux de sociétés vont connaitre un vrai succès et un vrai « business », donc quelque chose qui rapporte de l’argent. Aux constructeurs de jeux par exemple. Et du coup, de nombreux jeux apparaissent : des jeux avec des figurines, les puzzles, les jeux de questions-réponses… Et le jeu d’échec, qui est là depuis le début, devient au 20eme siècle un jeu incontournable!! Il devient un vrai jeu stratégique, capable d’éveiller les enfants à une réflexion poussée et un vrai sens de l’anticipation.

Enfants jouant aux échecs

On arrive presque à notre époque! Au début du 20eme siècle, il y a eu deux guerres mondiales (ce qui veut dire que le monde entier était en guerre…). Et après la première, les gens ont vraiment besoin de s’amuser!! C’est à ce moment là qu’est inventé le jeu du Monopoly! Tu as déjà certainement jouer à ce jeu où il faut acheter et revendre des maisons/hôtels/gares… Ce jeu connait un succès mondial, et de nombreuses personnes et entreprises vont créer de nouveaux jeux : le scrabble, le Cluedo, le 1000 bornes… Des jeux hyper connus et joués aujourd’hui!

Ces dernières années, c’est la folie des jeux de société! Et notamment depuis l’année dernière, car pendant le premier confinement, de nombreuses familles ont cherché des occupations et se sont éclatées à jouer ensemble! Le Cluedo, le scrabble et le Monopoly sont toujours très utilisés, mais de nouveaux jeux comme le Catan, un jeu stratégique et collaboratif, mais aussi des jeux drôles, comme blanc manger coco qui connait un véritable succès autour de l’humour, du second degrés et du lâcher prise, voient le jour!

Partie de jeux en famille!

Pour te donner une idée de ce que représente les ventes de jeux de société aujourd’hui, il se vend en France un jeu par seconde! Tu te rends comptes? Ca fait près de 28 millions de jeux vendus en 2019. Ces temps de jeu en famille ou entre amis permettent de se tenir loin des écrans, de partager de bons moments, de se créer des souvenirs, et de développer des compétences et des connaissances : savoir respecter les règles, attendre son tour pour les plus petits, mettre en place des stratégies et faire travailler ses reflexes par exemple pour les plus grands.

Les jeux de société sont tellement à la mode que 1000 nouveaux jeux voient le jour chaque année! On peut se demander comment on arrive encore à trouver de nouvelles idées, non?! Mais c’est possible, car les nouveaux jeux s’adaptent à nos familles, à nos styles de vie, aux innovations, pour toujours nous surprendre et nous plaire!

Avant de passer à la suite de ce journal d’exploration (et du défi dont je te parlais au début…), je fais juste un petit point pour te dire où j’ai trouvé toutes ces infos :

Sources : différents sites internet comme celui-ci ou celui-ci, et quelques livres que j’ai sur l’histoire des jeux de société, comme celui-ci.

Pour se rendre compte de l’importance du jeu de société dans nos sociétés.

Tu l’as bien compris, les jeux de société tiennent une place importante, en France, en Europe et dans le monde depuis tellement longtemps qu’on ne sait pas exactement à quel date précisément ils ont vu le jour. Pour réfléchir à l’importance qu’a le jeu dans nos vies, je te propose quelques phrases dites par des personnalités célèbres de notre histoire.

Platon est né en 428 avant Jésus Christ et est mort en 348 avant Jésus Christ. Il est né et mort à Athènes, en Grèce. C’est un grand philosophe très connu, qui a vécu durant le Grèce antique. Il a dit :

On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation.

Pauline Kergomard est née le 24 avril 1838 à Bordeaux. Elle était inspectrice générale des écoles maternelles, dont elle est la fondatrice en France. Cela veut dire que c’est elle qui a inventé l’école maternelle, les 3 années d’école avant que tu ne rentres en CP. Elle a dit :

Le jeu c’est le travail de l’enfant. C’est son métier, c’est sa vie.

Lewis Caroll est un romancier, photographe et professeur de mathématiques (oui, tout ça à la fois!) britannique – une autre façon de dire qu’il était anglais – qui est né en Angleterre en 1832 et y est mort en 1898. Il est surtout connu pour avoir écrit le romain Alice au pays des merveilles, qui a été repris par Walt Disney pour en faire un dessin animé pour enfants. Je ne sais pas si tu l’a déjà vu, mais Lewis Caroll y a écrit cette phrase :

C’était un homme sérieux, il passait sa vie à jouer.

Pour devenir inventeur!

Alors, maintenant que tu sais tout, TOUT sur les jeux de société, je te propose de réaliser ton propre jeu!!! Mais pas n’importe lequel!! Pourquoi ne pas inventer TON jeu?! Un jeu de plateau, ou un jeu d’observation… Un jeu pour lequel tu inventerais les règles, le plateau par exemple, on peut même imaginer un jeu de piste, un jeu avec des messages codés, un jeu où il faut se mettre en action…

Peu importe!!

Pour ça, je te donne des pistes pour savoir comment procéder pour créer ton propre jeu!

1- Commence par trouver une idée! Vous pouvez faire ça en famille ou entre amis, et tu peux commencer par te demander de quoi tu veux que parle ton jeu. Cela peut être un jeu sur quelque chose que tu adores : les licornes, le foot, les mathématiques, un pays…

2- Essaye de trouver un style de jeu que tu aimes. Est-ce que tu préfères les jeux de vitesse, les jeux de mimes, les jeux de plateau, les jeux sous forme de devinettes… Les possibilités sont infinies.

3- Trouve le moyen de relier le sujet qui te passionne avec le type de jeu que tu as choisi. Quel pourrait être le but du jeu? Par exemple, si tu as choisi les licornes, cela pourrait être de retrouver les couleurs de l’arc en ciel de sa crinière en avançant son pion sur un plateau en devant faire face aux éléments météo : nuages, pluie, tempêtes, soleil qui brûle… Ou si tu as choisi les pirates, cela pourrait être un jeu d’adresse avec un bateau qui doit éviter les obstacles de la mer : soldats, requins, grosses vagues…

Bref, je te laisse imaginer! Et construire les règles de ton jeu!

4- Place à la réalisation! Il est temps maintenant de construire les éléments de ton jeu! Le plateau, ou les cartes, ou les billets si c’est un jeu qui en a besoin… Tu peux te servir de pate à sel ou de papier mâché pour des figurines ou des pions, tu peux utiliser du carton ou du bois pour ton plateau… Les possibilités sont infinies!

5- Et c’est bon!! Tu peux commencer à faire des parties avec tes proches! Ta famille, tes amis! Fais des tests pour savoir si le jeu est réalisable, si les règles fonctionnent et sont faciles à comprendre…

Si tu as réussi à arriver jusque là, n’oublie surtout pas de m’envoyer le résultat! Je serais vraiment hyper heureuse de découvrir ton jeu!!

Et si tu préfères te lancer dans un jeu qui existe déjà, tu peux réaliser ton jeu, mais à partir de jeux qui existent déjà, comme le jeu de domino ou le Qui est-ce. Je te montre comment faire ici pour le domino et ici pour le qui est-ce!

Tu trouveras aussi pleins d’idées sur internet pour transformer des jeux qui existent déjà mais que tu pourras imaginer avec des choses que tu aimes!

Et voilà pour ce mois d’avril!! J’espère que tu auras aimé cette exploration autour des jeux de société, que cela te donnera envie de créer le tien, et que tu sera au RDV le mois prochain pour continuer de découvrir, d’apprendre, de t’amuser autour d’un sujet ou d’une famille!

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Vies de Famille – épisode 3.

Holala, tu n’imagines pas à quel point je suis contente de te retrouver ce mois-ci!! Bon, à chaque fois, je suis ravie de partager ce temps de lecture et d’activités avec toi, mais lorsqu’il s’agit des épisodes de LA série à ne pas rater, Vies de Famille, je suis toujours encore plus emballée!!

Cette fois-ci, comme l’actualité ne nous permet toujours pas d’être réellement libre, ou en tous cas comme nous le voudrions et l’étions il y a encore 13 mois, je continue de te faire voyager… Comme ça, je voyage aussi, et ça nous fera sortir de notre quotidien!!

Pour ce mois de mars, c’est Sophie-Charlotte, avec ses enfants et leur papa qui nous raconte leur quotidien… En AFRIQUE!!

Commençons par les présentations!

Sophie a 34 ans et est mariée avec Mathieu depuis 2013. Quelques mois après leur mariage, ils quittent la France! C’est le début de nombreuses aventures dans différents pays, et pour une vie bien différente de la notre. Et comme ce n’est pas moi qui les vit ces aventures, mais Sophie et sa famille, je la laisse te raconter leur histoire!

Sophie-Charlotte, Matthieu, Apolline, Mathurin et Aloïs.

Nous sommes partis vivre au Gabon en juin 2014.

Matthieu avait trouvé un travail dans une entreprise de transport maritime (ce sont les gros bateaux que l’on peut voir dans les ports de commerce, qui transportent des grosses caisses que l’on appelle des containers, ça ressemble à des cubes lego !).

Depuis que nous nous connaissions, nous savions qu’un endroit ailleurs nous appelait, nous avions envie de vivre une expérience à l’étranger, de découvrir un autre pays, une autre culture, n’importe où dans le monde mais ensemble (et loin ! l’Europe n’était pas une option).

Nous avons donc quitté notre vie à Paris, chacun notre travail, nos amis, et nos familles, pour décoller vers l’Afrique. Quelle aventure !

Nous étions partis pour rester deux ans à Libreville, la capitale du Gabon.

La carte de l’Afrique, que tu puisse te rendre compte des différents pays dont Sophie va parler!

Le Gabon se trouve en Afrique centrale, c’est un pays équatorial, c’est-à-dire qu’il se trouve pile sur l’équateur, la ceinture qui fait le tour de la Terre. Il y fait très chaud (environ 30° toute l’année), et très humide. Il n’y a pas de printemps, d’été, d’automne ou d’hiver. En Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest on parle de saison sèche (quand il ne pleut pas du tout et que le soleil brille très fort) et de saison des pluies (à peu près à la même période que l’automne pour toi), où il pleut énormément.

Le vent se lève, le ciel devient alors très gris, le tonnerre peut gronder, et une pluie impressionnante se met à tomber, de très grosses gouttes, qui trempe tout en peu de temps ! C’est très beau à regarder si on est bien abrité ! C’est ce qu’on appelle une pluie tropicale. Cela ne dure jamais très longtemps. Après la pluie, le soleil apparait, et les flaques deviennent comme des miroirs. Souvent les routes sont inondées, les maisons aussi parfois, mais tout le monde est habitué. On éponge, on nettoie, et on attend que ça sèche. L’eau c’est la vie ! donc tout le monde est content quand il pleut, sauf si la pluie a causé vraiment de gros dégâts.

De l’eau et du soleil, tout ce qui faut à la nature pour pousser!

C’est ce qui permet à cette région du monde d’avoir une telle végétation : beaucoup de pluie, et beaucoup de soleil ! tout ce qu’il faut à une plante pour pousser !

Presque tout le territoire est recouvert par une forêt magnifique que l’on appelle la forêt équatoriale, typique car elle est très humide, et composée d’une flore bien spécifique : acacia, fromager, frangipanier, acajou, padouk, okoumé, arbre à parapluie, azobe, badamier, kapokier, karité, papyrus, teck, wengé…, des arbres fruitiers que tu connais peut être : palmier, cocotier, bananier, ananas, papayer, avocatier, manguier… De jolies fleurs aussi comme l’hibiscus ou les orchidées. Une multitude de plantes et d’arbres vivant les uns avec les autres ! Il y a en a des centaines je ne peux pas tous les citer.

La forêt du Gabon est d’ailleurs connue pour l’exploitation du bois. Des personnes que l’on appelle des forestiers cherchent les plus beaux bois pour les couper et les vendre. Ce sont parfois de très belles essences d’arbre qui valent très cher. Ce bois va être exporté (transporté sur les gros bateaux dont je te parlais au début) et utilisé partout dans le monde, notamment chez nous en France, pour faire des meubles, des parquets, des terrasses… lorsque l’exploitation du bois se fait dans les règles et est respectueuse de la forêt, c’est un commerce très utile pour un pays comme le Gabon. Il faut par contre que les forestiers laissent à la nature le temps de repousser et donc se limiter à un certain nombre d’arbres coupés par an.

Le travail des forestiers, au Gabon.

Dans la forêt du Gabon il y a aussi des animaux, qui ne sont pas toujours facile à apercevoir tant la végétation est dense : différentes espèces de singes comme les chimpanzés, les cynocéphales, mais aussi des gorilles qui vivent cachés dans la forêt profonde (nous ne les avons jamais vu malheureusement). Il y a également des panthères (que tu appelles aussi léopard), des éléphants, des zébus, des phacochères, des serpents de plusieurs sortes… un perroquet très connu qui s’appelle « le gris du Gabon », gris avec la queue rouge, c’est le seul perroquet qui puisse vraiment parler ! (tu regarderas dans un album de Tintin, c’est le perroquet du capitaine Hadock !).

Dans les lacs et les fleuves vivent des hippopotames, des crocodiles, des varans.

La Gabon est aussi un pays maritime, qui se trouve au bord de l’Océan Atlantique, dans ce que l’on appelle le Golfe de Guinée. Dans la mer il y a notamment des tortues marines et des baleines que l’on peut apercevoir au mois de septembre, et plein de poissons et crustacés comme la langouste.

Je n’ai encore jamais vu de crabe bleu… Et toi?

Au Gabon les gens parlent français, qui est la langue nationale, et aussi plein d’autres langues africaines, différentes en fonction des régions d’où viennent leur famille. Il arrive qu’une personne ait appris 4 ou 5 langues différentes depuis sa naissance.

Après notre arrivée au Gabon, nous avons très vite attendu notre premier bébé. Apolline est née en Juillet 2015.

En Afrique, les hôpitaux ne sont pas toujours aussi bien équipés qu’en France, où nous avons beaucoup de chance d’avoir tant de médecins, de matériel et de médicaments à disposition pour être bien soignés. Nous avons donc préféré que Apolline naisse en France pour être sûr que tout se passe pour le mieux !

Et cela a également été le cas pour Mathurin qui est né en 2016, Aloïs qui est né en 2019, et notre futur 4eme bébé qui va naitre cette année en 2021, aussi en France !

Comme tu l’as peut-être compris, notre aventure africaine ne s’est pas arrêtée après nos deux ans au Gabon. Nous avons voulu poursuivre notre vie sous le soleil. La vie est douce en Afrique et nous nous sommes pris d’affection pour cette culture différente de la nôtre, mais au milieu de laquelle notre famille se sent bien.

En 2016 nous avons habité en Côte d’Ivoire, dans la capitale économique qui s’appelle Abidjan. Matthieu travaillait pour une entreprise de culture de bananes et d’ananas, que tu peux acheter dans les supermarchés en France. En côte d’Ivoire il n’y a pas la belle forêt du Gabon, mais il y a des cacaoyers et des caféiers qui font la richesse de ce pays (beaucoup du chocolat que tu manges à la maison vient en partie de Côte d’Ivoire surement). C’est également un pays en bord de mer et les plages sont très belles ; nos enfants y passent tous leur week-end en maillot de bain depuis qu’ils sont tout petits, car comme tu l’as compris, ici il fait beau toute l’année !

En 2017 nous sommes partis vivre au Ghana. C’est le pays collé à la Côte d’Ivoire. La capitale s’appelle Accra. C’est une grande ville moderne, très développée avec des buildings comme nous voyons chez nous ; ce n’était pas du tout le cas à Libreville par exemple, qui est une ville beaucoup plus petite et moins moderne. Mais le gros changement a été la langue : c’est un pays anglophone, toute la famille a donc dû se mettre à parler anglais ! C’est une chance de pouvoir pratiquer une nouvelle langue tous les jours. Apolline et Mathurin sont donc allés à la crèche et à l’école maternelle dans une école anglaise, et ils ont très vite appris cette nouvelle manière de communiquer, nous étions impressionnés.  

Le Ghana est un pays avec une culture diversifiée et très riche que nous avons particulièrement aimé. L’artisanat est très beau, il y a des vanniers qui font des paniers de toutes les formes et toutes les couleurs en fibre naturelle, ils sont très doués ! Comme dans d’autre pays, les tisserands tissent le coton pour faire des tissus bariolés superbes, au Ghana on trouve aussi des perles en verre, elles sont faites à partir de bouteilles de verre cassées, broyées, le verre est fondu dans des moules pour faire les perles, puis chaque perle est peinte à la main, c’est un travail minutieux et très beau. Certains bijoux en perle traditionnels ont une signification, et ne sont portés que par les personnes importantes comme par exemple le chef du village.

En effet, en Afrique en général, en dehors des grandes villes, la population vit dans des villages, plus ou moins grands et plus ou moins bien équipés. Beaucoup de villages n’ont pas l’électricité, et encore moins l’eau courante ! Les personnes, souvent les femmes, vont chercher l’eau au puit pour la cuisine, la douche, etc… Et comme c’est la tradition ici, elles portent les bassines sur la tête ! C’est un moyen très courant ici, tout le monde porte sur la tête : le bois pour le feu, la bassine d’eau, le panier de fruits, le linge… et les enfants sont portés dans le dos !

Les tenues traditionnelles africaines sont faites avec différents tissus, le plus connus est le « wax », ici en réalité cela s’appelle du pagne. C’est un tissu de coton sur lequel sont imprimés plein de beaux motifs colorés, c’est très joli de voir toutes les personnes habillées de couleurs différentes dans la rue.

En 2019 nous nous sommes installés au Togo, à Lomé. Toujours pour le travail de Matthieu, mais cette fois il travaille dans une brasserie, une entreprise qui produit de la bière, mais aussi de l’eau, et des boissons sucrés comme le Coca.

Le Togo est un petit pays assez pauvre, ici il y a beaucoup des villages sans eau ni électricité dont je parlais plus haut. Une grande partie de la population vit de l’agriculture et travaille donc au champ, à la main avec des outils basiques, et le dos courbé. Ce n’est pas tous les jours faciles mais chacun arrive à subvenir à ses besoins tant bien que mal, même si pour nous la vie dans le village nous parait précaire.

Les familles vivent dans des cases (nom donné aux petites maisons dans ces pays d’Afrique), les enfants n’ont pas tous leur chambre, tout le monde dort ensemble ! Il n’y a pas de cinéma, de square pour aller jouer… mais souvent une seule télévision au bar du village, où les hommes et les femmes se retrouvent pour écouter une émission et discuter, et on trouve régulièrement un terrain de foot à la sortie du village, parce que comme dans beaucoup de pays, le foot est un sport national que tout le monde affectionne ! Il y a des équipes dans chaque école et des compétitions entre école ou ville le week-end.

Un école dans un petit village.

Au Togo aussi il y a la mer, avec de très grosses vagues qui permettent de faire du surf ou juste de jouer dans l’écume. Et toute l’année nous pouvons manger des fruits exotiques délicieux, qui ont mûris avec beaucoup de soleil donc sont très sucrés : mangue, bananes, ananas, fruits de la passion, pastèques, papayes… et aussi des avocats qui sont excellents.

Un des aliments de base de la nourriture africaine est le manioc, ou l’igname. Ce sont des tubercules, comme la pomme de terre ces légumes poussent dans la terre. Pour manger le manioc il faut le cuire et le cuisiner, soit en pâte un peu collante, au Togo on appelle ça du « foufou », soit en semoule, « l’atieke », soit en frites, du « koliko ». C’est très bon accompagné d’une sauce à la viande ou au poisson, et les africains ajouteront beaucoup de piment ! Nous on évite, nos palais français ne le supportent pas bien !

Nos enfants sont dans une école anglaise avec des enfants de beaucoup de pays différents. Dans leur école il y a plus de 30 nationalités différentes : beaucoup d’africains bien sûr, togolais, ghanéens, sénégalais, ivoiriens, gambiens, sud-africains, béninois… mais aussi américains, anglais, canadiens, coréens, chinois, indiens, libanais… c’est une richesse incroyable d’être amis avec des enfants ayant une culture différente. Chacun parle de ses habitudes à la maison, de ce qu’il mange, de l’endroit où il va passer ses vacances… Il y a une journée spéciale pendant l’année où chaque enfant peut venir habillé en tenue traditionnelle de son pays d’origine, c’est un superbe défilé ! Apolline et Mathurin pour cette journée s’habillent en bleu, blanc, rouge, avec une marinière bretonne parce que c’est la région où nous passons nos vacances quand nous rentrons en France, l’été. Sinon le reste de l’année ils ont un uniforme bleu, comme c’est le cas souvent dans les écoles anglaises.

Nous avons donc habité dans 4 pays différents en presque 7 ans, et on ne veut pas que ça s’arrête ! Nous espérons partir découvrir un autre pays après le Togo. Pour nous les parents, c’est une organisation à mettre en place c’est vrai de déménager, changer de maison, d’écoles pour les enfants, se faire de nouveaux amis, se repérer dans une nouvelle ville avec de nouveaux code, de nouvelles habitudes… mais c’est avant tout un rythme de vie qui nous amuse, nous stimule, et nous sommes persuadés que cela donnera à nos enfants l’envie de partir à l’aventure eux aussi quand ils seront plus grands. Les changements ne les effraient pas, ils arrivent à s’adapter à chaque fois à leur nouveau lieu de vie et leur nouvelle école ; et cela surement aussi parce qu’ils voient leurs parents heureux et motivés à chaque nouveau départ !

Quand j’étais petite, j’ai beaucoup déménagé aussi avec mes parents, et même à l’étranger. J’en garde plein de super souvenirs, c’est peut-être pour ça aussi que je ne m’inquiète pas pour mes enfants, je sais combien le changement n’est pas une source de stress si on décide au contraire que c’est une source de bonheur pour la famille !

Bien sûr parfois c’est difficile d’être loin de nos familles et nos amis qui sont en France, mais heureusement nous pouvons rentrer deux fois par an pour des vacances en France, ainsi les enfants peuvent revoir leurs grands-parents, cousins et cousines. Et les moyens modernes de communication sont quand même super et nous permettent de garder un lien avec tous (on s’appelle, on envoie des photos, on se fait un coucou en visio…).

Depuis le début de la pandémie du Covid, nous avons dû un peu chambouler nos projets de vacances car les déplacements en avion vers la France sont plus compliqués, mais nous avons quand même pu revenir en France pour l’été 2020 et il ne devrait pas y avoir de soucis non plus pour l’été 2021. Au Togo, la pandémie a été bien maitrisé et le pays n’a jamais été confiné, nous devons par contre bien sûr bien porter notre masque en dehors de la maison, à l’école et au travail, et bien se désinfecter les mains chaque fois que nous entrons dans un lieu public (supermarché, boutique, restaurant, chez le médecin…).

L’école termine tous les jours à 15h, donc après l’école les enfants passent beaucoup de temps à jouer dehors dans le jardin ou chez des amis, et leur activité favorite est de se baigner dans la piscine, le mieux quand il fait chaud et que l’on a besoin de se rafraichir !

Je n’ai jamais travaillé depuis que nous vivons en Afrique, mais en revanche je fais du bénévolat dans des associations. En Afrique, la pauvreté est présente partout et donc les moyens d’aider la population ne manquent pas. Soutien scolaire, alphabétisation, soin de santé, nettoyage de l’environnement, aide aux personnes de la rue…. Chacun peut donner un peu de son temps et apporter son aide, c’est toujours précieux.

Un jour bien sur nous rentrerons en France, mais on ne sait pas quand ! c’est ça, l’aventure !

Alors, envie d’aller vivre en Afrique?

Pour le moment, n’ayant pas vraiment le droit de nous déplacer, j’espère que cet épisode t’aura permis d’apprendre et d’éveiller ta curiosité! Tu pourrais par exemple aller chercher une recette à base d’igname (je t’en glisse une ici si tu veux!), te renseigner sur ce qu’est plus en détail l’Equateur et le climat équatorial, ouvrir une BD de Tintin pour inspecter le perroquet du capitaine Haddock…

Bref, je te souhaite de poursuivre tes découvertes, et on se donne rendez-vous le mois prochain!

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Recycler par le haut!

Pour ce mois de février, on va parler de…

TRANSFORMERS!

Alors, pas des robots que tu vois peut-être à la télé ou tes voitures en plastique qui se transforment, mais un truc encore plus cool que ça!

« Mon petit musée »

Des objets que tu penses normalement jeter, et avec un peu d’imagination et de débrouillardise, ils deviennent encore plus cool que ce qu’ils étaient avant.

Tu connais peut-être Fourchette?! C’est la star d’une série de dessins animés que j’adore, Toy Story, et c’est un des meilleur Transformers qu’on ait jamais vu au cinéma!

Fourchette, Toy Story 4.

Ces Transformers, ils s’appellent les « upcyclés ». C’est encore mieux que recyclés. C’est recyclés, mais par le haut, pour une meilleure utilisation!

C’est un sujet qui me passionne, je fais ça très souvent, avec tout, car tu vas voir qu’on peut TOUT transformer!!

Je ne sais pas si tu le sais, mais beaucoup de gens s’accordent, des scientifiques, des spécialistes du climat et beaucoup d’autres, pour dire que la planète ne va pas très bien. De nombreux animaux n’arrivent plus à vivre comme avant et risquent de disparaitre. La Terre, pas seulement ses habitants, n’arrive plus à fonctionner normalement. Par exemple il y a des endroits où il y a beaucoup d’incendies dû à la sècheresse, dans d’autres des inondations, des cyclones, des icebergs et des morceaux de banquises qui fondent…

Bon, évidemment, je ne suis pas spécialiste ni de l’environnement ni du climat, ni d’animaux ou tout autre chose en lien avec ce que je viens d’évoquer, mais je me renseigne! Etant une habitante de cette planète, j’aime savoir comment elle va, comment vont tout ses habitants, et à quel point les choses vont bien ou mal pour nous tous.

Si tu as envie d’en découvrir et comprendre plus, et que tu ne les as pas encore vu, tu peux regarder les deux films de Yann Arthus-Bertrand, Home et Legacy, qui te montre la beauté et la fragilité de notre merveilleuse planète.

HOME de Yann Arthus-Bertrand
LEGACY, de Yann Arthus-Bertrand

Ca peut parfois faire un peu peur tout ces sujets, et moi même je me sens parfois impuissante, et que tout ce que je fais n’a pas d’importance face à l’immensité de la tache à accomplir pour protéger notre Terre. Puis, je me souviens de cette légende amérindienne (des indiens d’Amérique) qui explique très bien que si tout le monde fait un peu, à la fin, ça peut faire beaucoup et changer les choses!!

C’est donc l’histoire d’un colibri.

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « 

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Je fais ma part

Si tout le monde change un peu de manière invisible, ça risque de finir par se voir, tu crois pas?!

L’upcycling, c’est donc recycler par le haut. Lorsque tu mets tes déchets dans la poubelle de tri, des machines et/ des produits chimiques vont le recycler. Souviens-toi, on en avait un peu parler dans notre premier journal d’exploration, autour du papier, dans lequel on comparait l’impact que pouvait avoir sur notre planète la production de papier neuf mais bien produit face à un papier recyclé, donc issu d’un papier qui a déjà servi.

Différence entre Upcycling et Recyclage

Antoine Lavoisier est un chimiste sous la Révolution française, donc à la fin du 18ème. Il a découvert le phénomène d’oxydation et donné un nom à certains éléments chimiques comme l’oxygène, l’azote ou l’hydrogène. Il a aussi prononcé une phrase très célèbre, qui laisse penser qu’il aurait adoré l’idée de l’upcycling!

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Antoine Lavoisier

« UP » exprime la transformation d’un objet déjà existant en un produit dont la qualité est meilleure. L’upcycling n’utilise pas de ressources comme l’eau ou l’électricité étant donné qu’il n’y a pas de transformation chimique des produits, et est donc encore plus économique, surtout en énergie, que le recyclage!

Beaucoup de gens s’accordent à dire que nous consommons trop. Ce qui veut dire qu’on achète trop. Trop de nourriture, de vêtements, de téléphones… Et que la planète n’a pas assez de ressources pour combler tout ces achats. Sache que chaque année les ressources annuelles, donc de l’année en cours, sont épuisées durant l’été. C’est comme si on empruntait à la Terre ce qu’il nous faut pour vivre, nous les près de 8 milliards d’hommes qui y vivent, durant plus de 4 mois, chaque année. Je ne sais pas si tu imagines ce que ça représente, mais en tous cas tu dois bien te douter que ce n’est pas cool. Pas cool du tout.

La Terre n’est pas une poubelle!

En 2020 par exemple, le samedi 22 août, l’humanité avait consommé plus de ressources naturelles que la Terre peut renouveler en 12 mois. C’est ce qu’on appelle le jour du dépassement. Il a normalement lieu plus tôt dans l’année (ce qui n’est pas une bonne nouvelle), mais avec le confinement de la planète suite au COVID-19, ce jour du dépassement a eu lieu 3 semaines plus tard que les années précédentes.

Il me semble donc important de réfléchir, ce que beaucoup font déjà, à la façon dont on peut, comme le petit colibri, faire notre part. Et tu vas voir qu’en matière d’upcycling, les transformations sont infinies!! Une jolie manière pour consommer moins, réduire ses déchets, faire soi-même et créer des objets uniques!

Place donc aux présentations!! ; )

Sous tes yeux ébahis, voici :

Le TRANSFORMER CHEMISE, comme chez Canette!

Une chemise d’homme qui devient une tenue pour enfant.

Le TRANSFORMER CHAUSSETTES comme je te le montre ici, en réalisant des petites poupées!

Des petites poupées en chaussettes.

Le TRANSFORMER TABOURET, comme chez les Résilientes, le studio de design d’Emmaüs Alternatives.

De vieux magazines qui deviennent des tabourets

Le TRANSFORMER LAMPE, comme ici, mais aussi un peu partout!

Un vieux bocal et un jouet qui forment une lampe

Le TRANSFORMER DOMINO, que tu peux réaliser en suivant les étapes ici!

Un jeu de domino avec du carton et une boite d’allumettes.

Les TRANSFORMERS Carton déguisement, carton pizza, boites en tout genre, pneu-balançoire et j’en passe ne sont pas à oublier non plus!!

Sache que ce qui est génial, c’est que tu peux TOUT transformer!!

Et maintenant, place à l’action! A toi de transformer ta boite de jeu de CETTE famille en un petit cadre déco. Je te montre ici les étapes pour réaliser un cadre, mais tu peux en gardant l’idée générale transformer ta boite de 1000 façons!! Peinture, collage, gommettes, paillettes, assemblage…. Laisse libre ton imagination et ta créativité!!

Commence par prendre ta boite de jeu et vide la.

La boite du jeu de CETTE famille

Tu auras besoin comme matériel d’une paire de ciseaux, de colle, d’un crayon de papier, d’une règle, d’un petit outil pointu (ça peut être une aiguille) et d’un petit morceau de ruban ou de ficèle. Puis en fonction de tes envies, des photos, des magazines, des journaux, des gommettes, de la peinture, des feutres…

Le matériel nécessaire

Regarde au fond de ta boite, le petit fond en rectangle blanc peut se retirer de la boite. Enlève-le. Il sera le support de ton dessin/photo/peinture…

On commence la réalisation, moi avec des morceaux de carton.

Je l’ai réalisé avec mes enfants, et ils ont choisi d’utiliser du carton (rouleaux de papier toilette, boite de riz…) et de faire un ours. Tu peux évidemment choisir de faire 1000 autres choses!

On met un peu de couleurs!

Une fois que tu aimes bien le résultat, tu peux coller les éléments de ta réalisation sur le rectangle blanc que tu as enlevé au début de l’activité (le fond de la boite de jeu), si tu avais choisi de ne pas directement dessiner ou peindre dessus.

On assemble!

Etape 1 : Fais un repère au centre de ta boite, sur le haut, comme ici et perce un petit trou avec la pointe d’un petit objet pointu (avec l’aide de tes parents si besoin).

Etape 2 : Aide toi de la pointe de ton crayon pour faire rentrer ton ruban (ou ta ficelle) dans le trou, de l’extérieur de ta boite vers l’intérieur, comme sur la photo.

Etape 3 : Fais un petit nœud à l’intérieur de ta boite pour fixer le ruban.

Tu peux prendre aussi le reste de ta boite , positionner le fond de la boite, et tu devines déjà ton petit cadre. Tu peux comme sur la photo ajouter des éléments de décoration sur le cadre, des paillettes, des gommettes, de la peinture…. Tu choisis!!

TADAAAAAA!!!!!

Et voilà!!!!! Facile non?!

Si jamais tu essaies chez toi, envoie-moi une photo ou partage ta réalisation sur Instagram, en pensant bien à me montrer le résultat ; )! C’est toujours trop sympa de voir vos merveilles!!

Nous, on n’a pas réussi à s’arrêter, on en a fait un petit musée!

A toi de passer à l’action et d’explorer ce monde de transformation qui s’ouvre à toi!

A vous de jouer maintenant!

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Vies de Famille – Episode 2.

Je préfère te prévenir, à la fin de ce journal d’exploration, tu n’auras qu’une envie, partir à l’aventure, et peut-être longtemps, comme Pierre, Sophie, Léo et Tom!

Je suis tellement contente de commencer cette année 2021 en te les faisant rencontrer! Une famille ordinaire qui a choisi de vivre de façon peu ordinaire.

Même si les familles sont de plus en plus nombreuses à choisir ce mode de vie, cela reste une aventure exceptionnelle, et je suis trop contente de te la faire découvrir aujourd’hui!

Je te souhaite une très bonne lecture et un super moment d’évasion!

La famille TPLS de l’autre côté de l’Atlantique!

Voici donc Sophie et Pierre, les parents de Léo, Tom, et depuis quelques semaines, de Max (qui n’est donc pas sur la photo).

Sophie et Pierre sont médecins, ils travaillent tous les deux à l’hôpital, et même avant de se rencontrer, ce qu’ils aimaient, c’était voyager. Ils ont toujours voyagé avec leurs enfants, en Grèce, aux Antilles, pour une semaine ou deux. Voyager enceinte? Pas de problème pour Sophie, qui trouve justement que partout ailleurs, les familles et les enfants sont mieux acceptés qu’en France. On peut même dire que dans beaucoup d’endroits, cela dépasse l’acceptation. Les gens sont heureux de voir débarquer des enfants! Tu peux demander à tes parents, ce n’est pas toujours (souvent?) le cas en France.

Sophie et Pierre ne sont pas des gens stressés. Non. On peut même dire qu’ils sont « à la cool ». Est-ce à cause de leur métier?! Est-ce aussi leur tempérament? Certainement un peu des deux, mais ils ne sont pas stressés, ça c’est sur!

Et partir loin, dans des pays où le système de santé n’est pas rassurant pour beaucoup d’entre nous, ne stresse pas plus que ça nos deux voyageurs, ils sont médecins, c’est d’un coup moins inquiétant! Ils ont toujours eu l’habitude de voyager, avec les copains, seuls, en couple ou en famille.

Les TPLS

Lorsque tu es médecin en formation (on appelle ça un interne), tu changes de travail tous les 6 mois. Cela te donne donc la possibilité de faire une pause 6 mois et de revenir ensuite poursuivre ton travail dans un nouvel endroit. Sophie et Pierre y pensaient beaucoup, puis ils sont devenus parents avant d’avoir eu le temps de concrétiser ce projet.

En 2014 ils sont devenus parents d’un petit gars (ils appellent leurs enfants comme ça!), Léo, qui à ce moment là a 1 an. Ils décident, un peu en last minute, de partir 6 mois en van en Amérique de Sud côté océan Pacifique. Ils découvriront la Bolivie, l’Argentine, le Chili, les Andes et l’équateur.

Le premier van acheté une fois arrivés sur place

J’avoue que j’étais tellement sous le charme de nos échanges avec Sophie, que je n’ai pas noté l’ordre dans lesquels ces pays ont été visité, mais je suis sûre que tu seras d’accord pour dire que ça n’a pas beaucoup d’importance.

Ce qui est important, c’est que pendant 6 mois, ils ont vécu un autre rythme, une autre vie. Mais je te raconte ça juste après! Ils ont acheté leur van sur place à une famille française, au Chili. Ils l’ont revendu de la même manière lorsqu’ils sont rentrés en France.

Ce que Sophie n’arette pas de me répéter durant tout notre échange?! Voyager avec des enfants?! Trop facile!!

Prêt pour découvrir LA grande aventure?! Parce qu’après 6 mois, ils n’avaient qu’une envie, celle de repartir. Et c’est cette aventure que je vais te raconter.

Est-ce que c’est superbe?! Oui!

Mais d’abord, Tom pointe le bout de son nez en 2016. Un deuxième petit gars, à qui on laisse le temps de pousser un peu, et d’organiser le prochain voyage.

Comment choisir où ils vont partir? Plusieurs éléments les aident à se décider. Ils ont adoré l’Amérique du Sud et sont très partants pour y retourner. Pierre a besoin d’être souvent proche de l’eau, donc l’Amérique du Sud, c’est parfait. Le système de santé est pas trop mal, la géopolitique n’est pas trop instable, et la langue parlée et globalement partout la même. Et oui, en Amérique du Sud, sauf au Brésil où on parle portugais, la langue parlée est l’espagnol. Une langue pas trop difficile à apprendre pour nous français et que les enfants peuvent facilement apprivoiser.

Dernier critère décisif : la nature!! Les grands espaces, les paysages qui changent, et qui sont souvent à couper le souffle, les animaux…

Banco, c’est décidé, ils retournent en Amérique du Sud!

Cette fois-ci, Pierre et Sophie s’organisent différemment. Ils achètent un van ici en Allemagne, qu’ils font envoyer un mois avant leur départ, en bateau. Le van en bateau hein, eux sont bien partis en avion.

Le van sur l’eau, et les gars.

Ce deuxième départ a lieu en 2018, pour 10 mois cette fois-ci. Bah oui, quitte à partir, autant partir longtemps… Léo a donc un peu plus de 4 ans et Tom 2 ans et demie.

Voici la liste des pays ou lieux emblématiques visités : Uruguay, Argentine, Ushuaia, ils sont repassé par l’Argentine, puis Chili, Paraguay et Brésil.

Lorsque Pierre et Sophie partent, ils ne prévoient pas grand chose. Enfin, ils réservent la première nuit, puis se laissent porter. Ils décident d’un itinéraire grossièrement, mais peuvent changer d’avis au dernier moment.

Par exemple, à la fin de ce deuxième voyage en van, ils hésitaient entre continuer plus au nord ou bifurquer vers le Brésil. Jusqu’au croisement des deux routes, ils n’avaient pas décidé. Bolsonaro venait d’être élu président du Brésil, et Pierre et Sophie ne voulaient pas prendre de risques, ne sachant pas très bien comment allait être la sécurité du pays. Et puis comme tout semblait assez apaisé au Brésil à ce moment là, ils ont décidé d’aller découvrir ce coin du monde.

Ils ont également choisi de ne pas aller en Amazonie, un endroit moins « sûr » dans cette région du monde. Avec les enfants, ils ont préféré aller découvrir autre chose, dans une zone plus apaisée.

Est-ce que ça les a frustré? Ho que non!! On ne peut de toutes façons jamais tout voir, et ils n’auraient probablement pas fait cette autre chose qui était surement tout aussi chouette!

Même si tout est beau, il faut faire des choix, on ne peut jamais tout voir et il faut donc accepter de ne pas tout faire, même si on part longtemps.

Le vrai regret de leurs voyages? Ne pas être partis plus longtemps!

Je ne sais pas quoi mettre comme légende tellement c’est beau…

Durant ces mois de voyage, le rythme de vie change. Il semble ralenti. C’est un moment de pause, il n’y a plus d’horaires, de « on est en retard », de « faut se dépêcher ».

Non, juste le bonheur d’être ensemble, dans la nature. Ce que ces voyages apportent à cette famille? Du temps ensemble.

Les grands-parents de Tom et Léo (les 4) sont venus leur rendre visite, chacun une grosse semaine. Ce fut des supers souvenirs, et ça a permis de garder le lien avec leur grands-parents, qu’ils n’auraient pas vu sinon pendant dix mois.

Est-ce que cela était frustrant d’être si loin de chez soi et de peut-être rater des évènements importants? A cette question, Sophie répond non. Lorsque tu es en voyage pour si longtemps, tu es coupé, quand même, du reste du monde. Tu es déconnecté de la France, tu vis l’instant présent tellement intensément, que tu n’est pas frustré de ne pas être ailleurs.

L’apéro à l’autre bout du monde

Pour pouvoir profiter de chaque instant, il faut aussi se prévoir des moments de pause. Des moment ou pendant 3-4 jours on ne prend pas la route par exemple. Le dernier mois de leur voyage, les TPLS (souvenez-vous, c’est comme ça que je les appelle) n’ont pas fait de route. Profiter différemment d’être loin, ensemble, sans rouler.

Lorsque je demande à Sophie s’ils ont pensé à travailler en tant que médecins sur place, elle répond non. Ils ont choisi de vivre ces moments pour être en famille, pour partager des moments exceptionnels ensemble, pour avoir du temps, découvrir, vivre des choses différentes. Sans travailler du coup.

La nature, partout, tout le temps

Bon, et est-ce que ça fait peur d’être loin de chez soi, pendant si longtemps? Et de n’avoir pour maison qu’un van? Même si parfois cela peut être pesant de vivre dans si petit (je t’en parle juste après), ils n’ont jamais eu peur. Une fois, peut-être, à Ushuaia, donc au bout du monde (tu peux regarder sur une carte ou c’est situé, c’est tout au bout de la pointe sud de l’Amérique de Sud), lorsque le van est tombé en panne. Et même là, Sophie dit que finalement, ce n’était pas de la peur, mais plutôt une grosse galère et du stress. Souviens-toi, cette région a été choisie par Pierre et Sophie car justement, elle est assez sûre.

Léo, seul au monde

Et alors, c’est quoi les souvenirs les plus marquants d’une telle aventure?!

La chose qui marque le plus, c’est de vivre dehors, partout, tout le temps! C’est assez incroyable par rapport aux vies que nous avons en France. Par exemple, Léo, à 5 ans, savait faire un feu.

Léo, à la pêche

Ils ont rencontré en pleine nature des Jaguars au brésil, des baleines en Argentine, ils ont fait du Kayak un peu partout, ils ont pêché…

Une vie sur la route, c’est vraiment cool! Enfin, ces dix mois en tous cas! Lorsqu’on se déplace avec sa valise d’hôtel en hôtel ou chez l’habitant, on appelle ça du back pack. Cela donne l’avantage d’aller plus loin dans les rencontres avec les locaux, de passer plus de temps dans les centre-ville…

MAIS… En van, pas besoin de faire et défaire les bagages tout le temps, on rencontre pleins d’étrangers, surtout des français qui voyagent de la même façon, et la vie sur la route est très chouette! La route offre la possibilité d’aller dans des endroits moins accessibles, moins touristiques.

On fait comment pour payer les repas durant 10 mois sans travailler?

C’est bien beau tout ça, mais tu le sais peut-être déjà, voyager, ça coûte cher! Comment ils ont fait pour vivre 10 mois là bas sans travailler?

Alors on peut dire de Sophie que c’est un petit écureuil. Je ne sais pas si tu sais ce que ça veut dire, mais l’écureuil fait beaucoup de réserves de noisettes pour avoir à manger quand il n’y a plus rien dehors. Et bien Sophie, chaque mois, dédie une partie du budget familial à l’épargne, ce qui veut dire qu’elle économise de l’argent pour partir en voyage.

Par exemple, pour leur premier voyage de 6 mois à 3, ils avaient un budget de 1000€ par mois par personne (adulte), tout compris. Ils avaient donc un budget de 12000€, et ils prévoient toujours une petite marge de 3000€ supplémentaires si ils doivent être rapatrier en urgence. Si par exemple ils ont un problème de santé grave et qu’ils doivent vite rentrer en France pour être soignés.

Sophie, notre écureuil, et son petit gars!

La chance qu’ont Pierre et Sophie, c’est qu’en plus de faire un beau métier, ils peuvent le quitter et être sûrs d’en retrouver un. Il y a partout du travail pour les médecins, surtout lorsqu’ils travaillent à l’hôpital ce qui, souviens-toi, est le cas de Pierre et Sophie. Cela permet donc de partir plus facilement car ils savent qu’ils auront du travail en rentrant.

Lorsqu’ils partent, ils louent leur appartement parisien. Cela permet de payer les charges, donc les choses obligatoires à payer ici en France, pendant qu’ils sont loin.

Il faut aussi te dire que la vie en Amérique du sud est moins chère qu’en Europe, et plus précisément en France. Par exemple en Bolivie, tu peux manger au restaurant pour 80 centimes. Imagine, ce n’est même pas le prix d’une baguette de pain chez nous. Et la nature ne coûte rien! ; )

Ils ont par exemple parfois dépenser moins de 1000€ en un mois pour 4 personnes tout compris, sans aucune privation. Tu peux demander à tes parents, cela n’est pas possible en France…

Parlons peu, parlons bien. La vie en van, c’est comment?!

La vie en van, cool ou pas cool?

Ce qui est cool :

Certes en van, on vie en promiscuité (collé serré quoi!), mais dans cette région du monde tu vis beaucoup dehors, et c’est beaucoup plus simple pour l’organisation! Et oui, pas de valises à faire et défaire en permanence, la possibilité d’avoir quelques jeux et livres toujours sur place, dormir toujours dans le même lit… Pour les enfants, mais aussi les grands, c’est un argument de poids. L’impression d’avoir une maison, même si elle est petite et qu’elle roule, durant ces mois loin de chez soi, ça compte! Tu peux aussi faire à manger quand tu veux, peu importe où tu es!

Tu peux coucher les enfants, et aller boire un verre dans le petit resto au bord de la route, juste à côté de là où tu es garé. Allez, je te raconte une anecdote rigolote! Les gars avaient un talkie walkie pour appeler leur parents s’ils se réveillaient pendant ces fameux diners! Personnellement , je trouve ça génial!

Pierre est ses deux gars, au milieu de l’eau

Ce qui est moins cool : Tu ne peux pas commencer ton voyage de n’importe où, et il faut que tu repartes du même endroit! Comme le van arrive par bateau dans un port spécifique (il n’y en a que quatre en Amérique du sud – et l’Amérique du Sud, c’est trèèèèèès grand), il faut partir et revenir du même endroit.

Ce qui est moins cool aussi, c’est que l’Amérique du Sud, c’est trèèèèès grand. Oui, je sais, je viens de le dire! ; ) Les distances sont donc très grandes. Lorsque tu voyages sans véhicule, tu peux prendre des avions pour faire de plus grands sauts de puce. Avec le van, il faut beaucoup rouler. Par exemple, Sophie et Pierre avaient prévu au départ d’aller en Colombie. Mais finalement c’était trop loin pour vraiment en profiter et ne pas juste « manger des kilomètres ».

Et quand il pleut beaucoup et longtemps, comme en Amazonie, c’est moins cool aussi! ; )

Sur la route

Le conseil de Sophie?!

Le faire! Si vous avez envie de le faire, faites-le. Ce n’est jamais vraiment le bon moment, mais si vous avez envie, lancez-vous dans l’aventure, ça sera forcément bien!! Même moins loin, moins longtemps, moins couteux… Le projet vaut le coup d’aller jusqu’au bout!

Je te partage aussi ce que Sophie m’a répéter de nombreuses fois, on voyage très bien avec des enfants!! Les parents découvrent leurs enfants en voyage, et l’inverse est vrai aussi bien sûr!

Loin de notre quotidien français

Ta vie n’est plus (ou pas) une to do list (des choses à faire et à cocher), tu vis différemment, en famille et en lien avec la nature. Une vie sans une tonne de jouets, sans exagération, une vie simple (même si au départ le projet coûte cher), sans contraintes, proche des gens, que l’on connait ou non d’ailleurs.

Dans nos vie souvent très contraignantes, cela permet de mettre sur pause, de vivre avec moins mais souvent mieux, en se rendant compte des frais qu’on s’impose (ou qu’on nous impose…)

Lorsque tu vis dans un van pendant 10 mois loin de chez toi, cela te montre que nous n’avons pas besoin de grand chose au final pour vivre bien. Cela t’aide à revivre de manière plus synchrone avec la nature. Un exemple très parlant est que tu vis au rythme du soleil. Tu te lèves et te couches en même temps que lui.

Balade à cheval!

Léo, qui avait 4 ans au moment du voyage, était plongé dans les différences entre l’Amérique du Sud et la France, entre une Europe aseptisée et riche, et une Amérique du sud plus pauvre, mais plus humanisée, colorées. Avec sa naïveté d’enfant, sans préjugés, avec un regard neuf et neutre sur les choses.

J’ai évidemment demandé à Sophie, à la fin de notre rencontre, s’ils allaient repartir. La réponse est oui, sans vraiment de surprise! Ils ont pour projet de partir en 2023, lorsque Max aura un peu grandi (il a tout juste 1 mois aujourd’hui…), plus d’un an pour découvrir l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale. Enfin, Pierre hésite encore sur la destination, à voir!

Vivre avec la nature

Ils espèrent bien que les grands-parents reviendront les voir, comme la fois précédente, pour garder un lien, et ne pas trop se manquer!

Je te tiendrais bien sûr informé.e des avancées, et si tu veux en savoir plus sur cette famille de voyageurs, ils ont tenu un blog lors de leur premier voyage, ici!

Et un compte IG également : @lions_in_the_bag

J’espère que cet épisode de Vies de Famille t’aura plu, que tu aura eu l’impression de voyager, et que cela t’aura aussi donné envie de partir à la découverte du monde. Sachant que le monde commence par ce qu’il y a en bas de chez toi!

Voyager en van, en famille

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Mais qui est donc le Père Noël?

Il était une fois, dans un petit village nordique, deux enfants qui jouaient dans la neige. C’était il y a bien longtemps, et aujourd’hui encore, les gens se disputent pour savoir exactement où se situait ce petit village enneigé. Selon les habitants de Norvège, cette histoire se déroule à Droeback, à 50km d’Oslo, la capitale. Pour les Suédois, un pays voisin, c’est à Gesunda, au nord-ouest de Stockolm. Au Danemark là aussi, les gens pensent que ces deux enfants vivaient au Groenland, quant aux américains, pour eux, cette histoire se déroule en Alaska.

Adrien et Adèle

Tu vas voir que cela n’a pas vraiment d’importance, car cette histoire vit un peu dans le cœur de chacun d’entre nous, peu importe l’endroit où on habite.

Nous allons donc décider que notre histoire se passe en Finlande, en Laponie plus précisément, au Korvatunturi.

La Laponie

C’est un petit village avec de nombreux Rennes, quelques familles, beaucoup de neige, et surtout, un habitant très particulier. Un vieux monsieur, avec une longue barbe blanche et des petites lunettes en forme de lune.

On ne sait pas très bien encore aujourd’hui quel âge a ce monsieur. Ce qu’on sait, c’est que chaque année, il réussit à accomplir une grande mission.

La mission de distribuer aux enfants du monde, en une seule nuit, des cadeaux.

Nicolas

Ce vieux monsieur s’appelait Nicolas. Adrien et Adèle, les deux enfants qui vivaient dans le même village que lui, adoraient lui rendre visite. Sa petite maison, tout en bois, était certes petite, mais il y avait la bonne odeur du chocolat chaud, les petits grelots des rennes qui faisaient une musique douce à écouter, et les après-midi au coin de la cheminée pour écouter les histoires d’ours, de batailles de boules de neige et de traineaux que Nicolas passait des heures à leur raconter.

La maison de Nicolas

Celles qu’Adrien et Adèle préféraient étaient les histoires de traineaux, lorsque Nicolas leur racontait qu’enfant il faisait des courses de luges avec ses frères et sœurs, qu’ils s’amusaient à accrocher les rennes du village au bout de la luge pour aller plus vite, et pour ne pas avoir besoin de pousser le traineau.

Nicolas adorait recevoir les enfants chez lui durant ces après-midi d’hiver. Il revivait ainsi son enfance, et il était ravi que sa maison raisonne de rires d’enfants. Pour les remercier à chaque fois de venir passer du temps avec lui, il offrait à chaque enfant qui venait écouter ses histoires, un carreau de chocolat et une clémentine, un fruit qui pousse bien loin de ce petit village de Laponie.

Adrien et Adèle devant la cheminée de Nicolas

Adrien et Adèle ont grandit, ils ont déménagé, mais ils continuaient à rendre visite à Nicolas lorsqu’ils étaient de passage dans le coin. Puis en grandissant encore, ils venaient de moins en moins, mais lui écrivaient des lettres, et Nicolas leur répondait à chaque fois en glissant un carreau de chocolat et des tranches de clémentines séchées dans l’enveloppe.

Adrien et Adèle ont ensuite chacun eu des enfants, et leur ont raconté comment ils avaient grandit avec Nicolas. Alors, même s’ils habitaient très loin du village de Korvatunturi, leurs enfants écrivaient aussi des lettres à Nicolas, pour leur partager leurs aventures d’enfance, leur raconter comment eux aussi, ils aimaient faire de la luge, comment eux aussi ils adoraient le chocolat. Nicolas leur répondait, à chaque fois, en glissant toujours un carreau de chocolat et des tranches de clémentines séchées.

Les enfants d’Adèle et Adrien faisant de la luge

Les enfants d’Adrien et Adèle, très fiers de leur relation particulière avec Nicolas, racontèrent son histoire, leur histoire, à leurs copains à l’école. Ils trouvèrent tous que Nicolas avait l’air d’être quelqu’un à connaitre. Alors, à leur tour, ils lui écrivirent des lettres, en lui racontant leur enfance, leurs histoires d’aventures, leurs histoires d’école, leurs histoires inventées, mais aussi les petites histoires de leur quotidien.

Les enfants écrivent à Nicolas

Beaucoup d’enfants se mirent à écrire à Nicolas. Tellement qu’on ne savait plus très bien, enfin pour beaucoup, comment s’appelait ce vieux monsieur à la barbe blanche et aux lunettes en forme de lune.

Adèle et Adrien, avec leurs enfants, décidèrent donc de faire un grand voyage, avec leur grande luge qu’ils aimaient tant, pour expliquer à toute la région que son prénom c’était Nicolas. Ils avaient donc peint sur le côté de leur traineau « Père Nicolas ».

Le traineau d’Adrien et Adèle

Mais dans le froid et la nuit de l’hiver, les gens ne voyaient pas bien ce qui était écrit.

Ils essayaient de déchiffrer, en plissant les yeux, sans succès! Voilà ce qu’ils lisaient (devine-le en déchiffrant cette charade)!

Mon premier est un prout

Mon deuxième est une marque de voiture française

Mon troisième est utile aux oiseaux pour voler.

Voilà comment Père Nicolas est devenu le Père Noël!

De plus en plus d’enfants lui écrivait, et malheureusement, la réserve de chocolat de Nicolas rapetissait… Il avait beau en amasser des quantités durant l’année, à l’approche de la fin du mois de décembre, le stock de chocolats devenait chaque fois de plus en plus juste.

Père Nicolas, bien connu maintenant par les enfants de la région, puis du pays, puis plus largement du monde, décida donc de remplacer le chocolat par des petites figurines en bois. Là où il habitait, le bois ne manquait pas, sa petite maison était entourée de forets, il était donc facile pour lui d’en produire en quantité.

Les réalisations des figurines en bois

En revanche, les lettres adressées au Père Noel, le nom maintenant qui lui était donné par tous, étaient tellement nombreuses, qu’il dû faire appel à du renfort! Ainsi, les habitants de son village s’organisèrent pour l’aider à réaliser ses petites figurines. Nicolas les appelaient affectueusement, et c’est encore le cas aujourd’hui, ses petits lutins.

Une année, une petite fille, Lucie, qui adoraient les chevaux, lui demanda si cette fois-ci, le Père Noël pouvait lui réaliser une figurine de cheval. Habituellement Nicolas réalisait plutôt des figurines de renne, en hommage aux animaux qui vivaient en bordure de sa foret et avec lesquels ils passaient de si bons moments étant jeune.

Les rennes de Laponie

Cette demande était faite si gentiment que le Père Noël décida de lui faire plaisir. En recevant sa lettre fin décembre, moment ou chaque année les échanges de lettres avaient lieu, la petite fille était si heureuse qu’elle alla annoncer la nouvelle à tous les habitants de Paris, là ou elle vivait. Elle courait dans les rues en criant  » j’ai eu un cheval, j’ai eu un cheval! Le Père Noel m’a envoyé un cheval!! ».

L’année suivante, de nombreux autres enfants envoyèrent des demandes particulières au Père Noel. Certains voulaient une figurine d’ours, d’autres d’une luge, d’autres encore plus originaux, voulaient une girafe ou un lion!

Le Père Noel se gratta la tête. Fort. Il fallait qu’il trouve une solution. Il était tellement content de recevoir chaque année autant de lettres d’enfants leur racontant leurs aventures, qu’il voulait leur faire plaisir en répondant à leur demande. Mais ces demandes toutes plus extravagantes les unes que les autres ne lui permettait plus de les envoyer par la poste… Il fallait qu’il trouve une solution pour aller apporter à chaque enfant la figurine qu’il avait demandé!

Nicolas, Adèle et Adrien, lorsque tout a commencé

Mais comment faire? Alors, il repensa à la façon dont tout ça avait commencé. Cette grande aventure avait débuté au coin d’un feu avec Adrien et Adèle, lors d’après-midi d’hiver, lorsqu’ils leur racontait comment enfant il faisait de la luge tirée par des rennes avec ses frères et sœurs. Il décida donc qu’avec son renne Rudolph, il mettrait en place un système de livraison à domicile avec une luge-traineau supersonique, et durant la nuit la plus longue de l’année (à quelques jours près, la sciences n’était pas encore exacte à cette époque), il livrerait aux enfants les cadeaux qu’ils avaient demandé.

Oui tu as bien lu, en une seule nuit, il réussit à distribuer des cadeaux à TOUS les enfants. Comment cela est-il possible?

Alors déjà, il a Rudolph, son renne, qui a un museau rouge et qui réussit de cette manière à l’éclairer pour ne pas se tromper de chemin.

Ensuite, il va 300 fois plus vite que le son! Ce qui veut dire qu’il va vraiment très très vite! Suite à des calculs très savants basés sur le nombre d’enfants sages dans le monde, et le nombre d’enfants par famille, ce vieil homme arrive à visiter 882,6 maisons par seconde. Donc un millième de seconde par maison.

Nicolas, Rudolph, et leur traineau

Et c’est comme ça que chaque année, Nicolas, le Père Noel, vous livre sous vos sapins les paquets que vous avez commandé!

Les premières années, il était souvent habillé en blanc et vert, mais avec la neige et les sapins, on ne le voyait pas bien et il y avait souvent des accidents avec d’autres rennes, avec les hiboux qui passaient par là. Alors il se creusa encore la tête, réfléchit réfléchit et un beau matin de printemps, alors que les fleurs commençaient à transpercer la neige, il eu une idée! Ces belles fleurs rouges dans tout ce blanc, on ne voyait qu’elles! Il décida donc qu’il s’habillerait cette nuit là d’un beau mentaux rouge. Ainsi, il serait sûr d’être vu par tout le monde! Sauf par vous, les enfants (je ne l’ai moi-même jamais vu, il n’aime pas vraiment être dérangé par les adultes non plus)! Comprenez, le Père Noel est pressé! Si il devait s’arrêter dans chaque maison vous embrasser et écouter vos histoires, il ne s’en sortirait pas et tous les enfants ne pourraient pas avoir leur cadeau à temps. Il vient donc lorsque tout le monde dort, ou en tous cas lorsqu’il est sûr que personne ne le voit. Il est comme ça beaucoup plus efficace, et comme vous continuez à lui envoyer des lettres, il vous connait toujours, en découvrant vos histoires et vos envies de cadeaux, chaque année!

Le Père Noel dans son traineau

Pour le remercier, après cette fameuse année où les demandes de cadeaux sont devenues diverses et variées, les enfants laissèrent près d’une fenêtre ou de la cheminée, en gros par là où passe le Père Noel, un verre de lait, des petits gâteaux, et un morceau de carotte pour Rodolphe, afin de reprendre des forces et tenir jusqu’au bout de la nuit.

C’est maintenant à toi de jouer le jeu, de continuer chaque année à écrire au Père Noël, et à lui préparer une petite assiette la nuit du 25 décembre, pour qu’il reprenne des forces et puisse continuer à livrer tous les enfants du monde cette nuit là.

FIN

Te voilà maintenant bien renseigné sur l’histoire du Père Noel, et la façon dont il est devenu une des personnes les plus connues de la planète! Je te souhaite un merveilleux Noel, et je te glisse moi aussi un petit cadeau. Il s’agit d’un jeu avec un message secret glissé à l’intérieur. Tu peux le télécharger juste là et l’imprimer.

Bonnes fêtes, et RDV en 2021 pour la suite de nos aventures communes!

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Vies de Famille – Episode 1.

Une fois par mois, BALA jeux te propose de devenir explorateur et de partir à la découverte du monde qui t’entoure!

Le mois dernier, nous avons parlé de papier, élément central des produits BALA jeux. Ce mois-ci, rien à voir! Je lance officiellement les épisodes

Vies de famille

Tu le sais peut-être déjà, mais les familles peuvent être très différentes les unes des autres. Des familles nombreuses, des familles avec un enfant unique, des familles avec des parents ensemble, des familles où ce n’est plus le cas, et tant d’autres!

Nous aurons l’occasion durant certaines de nos prochaines explorations, de mettre en lumière la diversité des familles. Je suis sûre qu’autour de toi tes copains ne vivent pas tous dans une famille qui ressemble à la tienne!

Pour ce mois de novembre, je te propose de mieux comprendre ce qu’est une famille avec deux mamans!

Marie-Clémence, Aurore et Charlie

Petite note pour les parents! A vous de décider ce que vous souhaitez lire avec vos enfants, la façon dont vous voulez aborder ce sujet, et l’adapter en fonction de l’âge de votre enfant. Vous trouverez également au fil de l’article des pistes de lecture et de découverte.

L’homoparentalité, qu’est-ce que c’est?

L’homoparentalité définit une structure familiale dans laquelle un couple de même sexe élève un ou des enfants, ou bien l’ensemble des situations dans lesquelles l’enfant a au moins l’un de ses deux parents qui se définit comme gay ou lesbienne.

Source Wikipédia

Une autre définition l’explique comme une famille dont l’enfant est issu de parents homosexuels et qui est relié juridiquement à une des personnes ou même les deux.

Source l’internaute.

Bon, on ne va pas se mentir, ces définitions ne sont pas super simples à comprendre. Alors voilà comment définir, selon moi, l’homoparentalité :

Dans une famille homoparentale, les adultes qui élèvent les enfants sont soit deux femmes, soit deux hommes.

Pour bien comprendre, il faut aussi que je t’explique ce que ça veut dire être homosexuel. C’est le fait d’aimer une personne du même sexe que soi. Un homme qui aime un homme ou une femme qui aime une femme. Les personnes homosexuelles représenterait en France entre 8 et 10% de la population.

Pendant très longtemps en France, mais aussi dans de nombreux autres pays, l’homosexualité et l’homoparentalité qui pouvait arriver ensuite n’étaient pas autorisés, ou pas reconnus. Il arrive souvent, lorsque quelqu’un vit différemment de nous, que celui-ci soit rejeté et / ou non autorisé à vivre sa différence librement.

Selon le sondage réalisé par l’IFOP en 2016, l’homosexualité et l’homoparentalité sont de plus en plus acceptées dans la société. Pour 63 % des personnes interrogées, un couple d’homosexuels vivant avec ses enfants  » constitue une famille à part entière « .

63% veut dire que sur 100 personnes, 63 pensent que ces familles sont des familles à part entière. Je te laisse réfléchir sur ce que tu penses de ce chiffre.

Juste au dessus, je te parlais de l’IFOP. L’IFOP est l’institut français d’opinion publique. C’est une entreprise qui réalise des sondages sur pleins de sujets différents, afin de savoir ce que pense de façon globale les français.

 Il y aurait aujourd’hui en France entre 24 000 et 40 000 enfants à vivre dans une famille homoparentale, selon l’Institut national d’études démographiques. 

Mais alors, comment ça se passe, la vie, pour ces enfants? Et bien à peu près comme pour tous les autres bien souvent!

Tu peux retrouver pleins d’idées lecture pour découvrir comment la vie se passe chez les autres, juste ici!

En cliquant, tu arriveras sur le site internet de FAMILLE.S, qui donne de la visibilité aux familles homoparentales, et qui donne des outils pour mieux les connaitre.

Familles homoparentales

Quelques infos sur le mariage!

Il est bien sûr évident qu’il n’est pas nécessaire d’être marié.e pour constituer une famille! Tes parents ne se sont peut-être d’ailleurs jamais mariés. En revanche, le fait qu’un pays autorise le mariage entre deux femmes ou deux hommes est un symbole fort. Les lois qui autorisent le mariage pour tous autorisent donc que chacun ait les même libertés, les même droits, peu importe qui on aime, et permet à ces familles d’être reconnues.

29 pays dans le monde autorisent le mariage entre des personnes du même sexe. Dont 16 pays européens. Le premier pays au monde a autoriser les mariages entre deux personnes du même sexe est les Pays-Bas en Décembre 2000. 

Le dernier est le Costa Rica, premier pays d’Amérique latine, a légaliser ces unions, depuis le 26 mai 2020. 

Ce droit au mariage est donc encore interdit dans de nombreux pays, dont certains rejettent ou condamnent totalement l’homosexualité, parfois même à mort. 

En France le mariage entre deux personnes de même sexe est autorisé en 2013, avec la loi Taubira, ministre de la justice à ce moment là au sein du gouvernement de François Hollande. Le premier mariage homosexuel a eu lieu en France 11 jours après l’approbation de la loi, soit le mercredi 29 mai 2013.

Le premier mariage homosexuel en France

Depuis, entre mai 2013 et fin 2017, 40 000 couples de même sexe se sont mariés en France, selon l’INSEE. Pour te donner une idée, juste pour l’année 2017, 230 000 mariages ont été prononcés en France.

Tu te demande peut-être ce qu’est l’INSEE, que je viens de citer. L’INSEE est l’institut national de la statistique et des études économiques.

J’espère que cette lecture t’as permis d’apprendre des choses! On file maintenant en savoir plus sur Paul Eluard, et ensuite c’est Marie-Clémence qui te parlera de sa famille!